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Les examens radiographiques dont on n’entend jamais parler : Première partie

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Laura Anderson, Andrea Milbury, Ashley Montague, Madison Plant, Natalie Wallace et Cheyenne Wilson, étudiantes de quatrième année à l'École de technologie radiologique de L'Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon

Pour la plupart des gens, la première image qui vient en tête quand on parle des technologues en radiation médicale, c'est celle des fournisseurs de soins de santé qui effectuent les radiographies d'une quelconque partie de leur corps au service d'imagerie diagnostique à leur hôpital.

C'est vrai, mais ce n'est qu'une infime partie de ce nous faisons.

Nous réalisons des images de patients ayant été aiguillés par le cabinet de leur fournisseur de soins de santé primaires, des patients reçus au service d'urgence et des patients hospitalisés. Nous travaillons dans les salles d'opération, les unités de soins intensifs, les cliniques spécialisées et même les morgues.

C'est sans compter la diversité dans l'âge des patients : des patients pédiatriques aux patients gériatriques, nous côtoyons différents groupes de patients et participons à de nombreuses interventions diagnostiques et thérapeutiques.

En fait, il existe tellement d'interventions peu connues auxquelles nous participons que pour vous en présenter une juste part, nous avons dû nous résoudre à écrire deux billets! La deuxième partie suivra bientôt!

Imagerie à l'aide de l'O-arm durant les interventions chirurgicales

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Le système O-arm est un système d'imagerie peropératoire 3D géré par le technologue en radiation médicale durant les interventions orthopédiques et neurologiques. Cette technologie permet de réduire le caractère invasif des chirurgies et améliore les capacités d'imagerie.

Comment le système O-arm fonctionne-t-il?

Le technologue fait glisser le bras de l'appareil autour du patient allongé et le referme pour former un « O ». Ensuite, il place l'O-arm vis-à-vis de la partie du corps à examiner et produit les premières images de référence.

Une fois l'appareil en place, le technologue démarre le balayage et l'anneau interne de l'O-arm fait un tour rapide du patient, prenant au passage une multitude de radiographies de l'anatomie du patient.

L'information obtenue apparaît sur un moniteur et permet de produire des images claires et détaillées. Une fois le balayage terminé, le chirurgien utilise un système de navigation semblable à un GPS, pour effectuer le placement d'instruments chirurgicaux, sans faire appel à la radiation une autre fois.

La technologie O-arm améliore l'exactitude et la précision des images et améliore l'efficacité de l'intervention chirurgicale.

Le système d'imagerie O-arm a été utilisé par un technologue d'Horizon durant l'intervention de stimulation du ganglion de la racine dorsale réalisée récemment à L'Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon.

L'imagerie à l'unité de soins néonatals intensifs

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Les technologues en radiation médicale réalisent aussi des radiographies des bébés prématurés hospitalisés à l'unité de soins néonatals intensifs (USNI).

Les bébés prématurés peuvent faire face à des complications, et les radiographies permettent aux médecins de voir à l'intérieur de leurs tout petits corps afin de rendre des diagnostics et de déterminer le meilleur plan de traitement.

Les nouveau-nés, en particulier ceux qui se trouvent à l'USNI, sont fragiles et doivent être gardés au chaud.

Les technologues en radiation médicale apportent de l'équipement d'imagerie mobile à l'USNI et prennent des images à travers les incubateurs. La plaque d'imagerie, dont la surface est froide, est emballée dans une taie d'oreiller douce pour ne pas incommoder les bébés.

De plus, en raison de la fragilité du système immunitaire de ces petits bébés, il faut limiter les contacts physiques avec eux, ce qui peut compliquer la tâche des technologues qui doivent les positionner pour prendre une radiographie.

Les technologues indiquent aux infirmières comment positionner les poupons pour maximiser la qualité des images. Ainsi, ni les technologues ni l'équipement ne se trouvent en contact direct avec les bébés, ce qui permet de les garder en sécurité.

Les radiographies les plus souvent demandées par les néonatologistes sont celles de la poitrine et de l'abdomen. Vu la petite taille de ces bébés, il est souvent possible de capter ces deux régions du corps en une seule image, limitant ainsi l'exposition du bébé aux rayons ionisants.

Dépistage du cancer du côlon : Coloscopie virtuelle

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Le cancer colorectal est la deuxième principale cause de décès par cancer chez l'homme et la troisième principale cause de décès par cancer chez la femme au Canada. Voilà pourquoi nous sommes conscients que les programmes de dépistage sont extrêmement importants.

L'un des outils de dépistage utilisé dans le dépistage précoce du cancer colorectal est la coloscopie virtuelle par tomodensitométrie. Cet examen d'imagerie médicale 2D et 3D réalisé par un technologue en radiation médicale sert à produire des images des intestins qui contribuent au diagnostic des polypes (excroissances), de la diverticulite et du cancer colorectal, entre autres.

Comme c'est le cas avec une coloscopie traditionnelle, il faut une certaine préparation pour visualiser l'intérieur des intestins. Le technologue interroge le patient et lui explique le déroulement de l'intervention avant de commencer l'examen.

Une fois que tout est prêt, le technologue insère un petit tube dans le rectum du patient et gère le flux d'air entrant dans son intestin à l'aide d'un insufflateur de CO2. L'air rend plus visibles les boucles des intestins, les parois et les polypes, le cas échéant.

Le technologue prend une première image pour s'assurer que les boucles des intestins sont suffisamment gonflées avant de commencer la tomodensitométrie. Deux séries de tomodensitogrammes sont produites : l'une où le patient est allongé sur le dos, et l'autre sur le ventre.

Une fois la prise d'images terminée, le technologue fournit des consignes post-intervention au patient.

Le programme de baccalauréat en sciences de la santé avec spécialisation en radiographie est un programme d'études de quatre ans offert par l' École de technologie radiologique de L'Hôpital de Moncton et la Saint John School of Radiological Technology, en partenariat avec l'Université du Nouveau-Brunswick, campus de Saint John. Les diplômés du programme deviennent des technologues en radiation médicale.