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John McGarry, président du Conseil d’administration d’Horizon, parle de la grave pénurie d’infirmières au Nouveau-Brunswick

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John McGarry, président du Conseil d'administration du Réseau de santé Horizon

Aujourd'hui, j'aimerais parler de la grave pénurie d'infirmières qui touche actuellement notre système de santé.

Cette pénurie touche toutes les sphères de notre système de santé : nous manquons d'infirmières à la fois dans les soins en milieu hospitalier et en milieu communautaire, et tant en milieu rural qu'en milieu urbain.

Le moment est venu pour nous tous - régies de la santé, gouvernement, syndicats, associations et universités - de nous unir afin de trouver une solution à ce grave problème immédiatement.

Au bout du compte, nous devons créer des conditions favorables à l'embauche d'infirmières et d'infirmiers.

Qu'entend-on par là?

Chez Horizon, nous prévoyons devoir embaucher 320 infirmières par année pendant les cinq prochaines années afin de conserver le niveau de service actuellement offert à nos patients et à nos clients.

Si nous n'arrivons pas à pourvoir les postes vacants en soins infirmiers, nous serons incapables de maintenir notre niveau de service actuel et serons forcés de fermer certaines unités et de procéder à une réduction de services.

Pour éviter de nous retrouver dans une telle situation, nous devons embaucher des infirmières et infirmiers.

Toutefois, plusieurs obstacles rendent cette tâche de plus en plus difficile.

Horizon fait face à d'importants défis en matière de recrutement, et ce problème n'affecte pas que nous. Partout au Canada, les régies de la santé ont du mal à pourvoir les postes vacants.

Le recrutement n'est pas le seul obstacle.

D'abord, le nombre de places offertes dans les facultés de sciences infirmières du Nouveau-Brunswick a été réduit, ce qui est troublant, à mon avis.

Pourquoi réduire le nombre de places dans les programmes de sciences infirmières quand on assiste déjà à une pénurie de main-d'œuvre qui ne fera que persister? Ne voulons-nous pas que les gens de chez nous restent chez nous et qu'ils aient de bons emplois bien rémunérés? Voilà un bel exemple de mauvaise politique.

Or, l'ajout de places dans les universités ne permettra pas à lui seul de répondre à la demande. Nous avons aussi besoin d'infirmières et d'infirmiers compétents formés à l'étranger. Voilà pourquoi il est important que l'Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick élabore un plan pour reconnaître les compétences enseignées dans d'autres pays et les intégrer dans notre système de santé.

Finalement, nous devrions aussi faciliter la tâche aux membres du personnel actuels qui souhaitent faire la transition d'infirmière auxiliaire à infirmière immatriculée.

Ce ne sont là que quelques pistes de solution dont je suis au courant et je suis convaincu qu'il en existe d'autres. C'est pour cette raison que nous, chez Horizon, ainsi que nos partenaires, nous devons travaillermaintenantafin de prendre immédiatement des mesures pour remédier à la pénurie d'infirmières.

Le problème ne se réglera pas de lui-même et la situation n'ira pas en s'améliorant.

Notre population est vieillissante et les besoins en matière de soins de santé vont augmenter. Nous devons cesser de faire l'autruche et aborder de front la grave pénurie d'infirmières qui touche notre province avant que la qualité des soins de santé n'en souffre et qu'une réduction des services soit inévitable.

J'invite tous les acteurs de ce dossier à se rassembler afin de discuter des moyens de résoudre le problème.

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