Vous avez imprimé ou sauvegardé cette information de www.HorizonNB.ca, le site web du Réseau de santé Horizon.

Facebook Icon LinkedIn Icon Twitter Icon Icon Icon
Imprimer cette page

Du salon des carrières aux soins à la famille : Mon parcours pour devenir audiologiste

AudiologistBlog

Theresa McVea, audiologiste, l'Hôpital régional de Saint John du Réseau de santé Horizon

Je me suis familiarisé avec l'audiologie lors d'un salon des carrières qui a eu lieu alors que j'étais en 8e année et au cours duquel on m'a invité à faire un stage d'observation au service de l'audiologie de l'hôpital. Impressionnée par l'enthousiasme des audiologistes à l'égard de leur travail, je me suis fixé comme objectif de carrière de devenir moi-même audiologiste.

Lors de ma première journée comme étudiante à la maîtrise à l'Université Dalhousie, j'étais nerveuse au moment de me présenter parce que j'avais été acceptée dans le programme avant de terminer mes études de premier cycle. Cependant, comme j'avais aidé quelques oncles et tantes avec leurs problèmes de perte auditive, les responsables des admissions ont peut-être pensé que j'avais un certain niveau d'expérience sur lequel je pouvais bâtir.

En 2011, mon fils de 14 ans, alors un musicien et un excellent élève, m'a accompagnée à l'Hôpital régional de Saint John dans le cadre de la journée Invitons nos jeunes au travail du Réseau de santé Horizon. Je lui ai fait passer un test auditif et, comme toute mère, je n'étais pas du tout impressionnée de le voir faire semblant d'avoir une perte auditive.

Mais je me suis trouvée encore moins impressionnée quand j'ai réalisé qu'il ne faisait pas semblant.

Nous avons même changé de salle d'essai, pensant que l'équipement n'était pas en bon état.

Incapable de nier la vérité, je me suis reprochée, en tant que parent et audiologiste, de ne pas avoir exigé qu'il porte une protection auditive pour jouer de la musique et de ne pas avoir remarqué qu'il avait un problème d'audition.

Les patients me parlent souvent du choc qu'ils ont ressenti en rentrant chez eux après avoir reçu des nouvelles inattendues lors d'un rendez-vous, et j'ai vécu ce choc de première main. Le retour à la maison m'a semblé très long alors que j'essayais de consoler mon fils en prétendant que ses troubles auditifs ne lui causeraient aucun problème.

Nous avons conclu que sa perte auditive est le résultat d'une poussée de méningite survenue lorsqu'il avait 7 semaines. Il a commencé à porter des prothèses auditives peu après le diagnostic. Depuis, il a connu une carrière musicale couronnée de succès qui l'a vu en tournée pendant quatre ans à travers le pays, il a publié un article sur sa déficience auditive dans Canadian Audiologist, et il est actuellement éditeur musical chez Chorus Entertainment en plus d'être étudiant à l'Université Dalhousie.   

Il m'a permis d`avoir une meilleure connaissance des prothèses auditives, particulièrement en ce qui a trait aux besoins des musiciens, et un plus grand respect pour les sentiments que ressentent les parents quand ils reçoivent des nouvelles inattendues concernant l'audition de leur enfant : déni, chagrin et blâme sur eux-mêmes. Il a considérablement amélioré mes compétences en counseling et m'a fourni une éducation qui ne figure dans aucun manuel scolaire.

Après 25 ans de travail en audiologie, mes patients continuent de m'éclairer chaque jour. D'abord, j'ai appris que la perte auditive des membres plus âgés de ma famille correspond non seulement au profil de celle de ma sœur et de mon frère, mais aussi à celle de mon fils. J'ai aussi appris que personne ne peut prédire une perte auditive attribuable à des antécédents familiaux avant qu'elle ne se manifeste concrètement. Mon fils a l'intention de faire des études en audiologie lui aussi, une voie qu'il n'aurait peut-être jamais choisie sans son expérience directe comme patient en audiologie.  

 

Facebook Icon LinkedIn Icon Twitter Icon Icon Icon
Taille du texte: