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UN ENTOURAGE EN OR

L'histoire d'une femme de Moncton qui a découvert la résilience, l'espoir et la force d'une communauté après un diagnostic de cancer du sein

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Au début de 2018, Laura Small avait tout pour être heureuse : un mari, un bambin en pleine forme, une grande famille aimante, une situation financière confortable et une carrière de directrice d'école qu'elle adorait.

Mais au moment où son congé de maternité tirait à sa fin, la femme de Moncton a reçu de son médecin un diagnostic qui a tout changé : elle avait un cancer du sein de stade 3.

« J'avais un fils de 18 mois. La nouvelle m'a vraiment rentré dedans », explique-t-elle. « J'étais vraiment secouée parce que c'était une forme agressive de cancer. J'ai eu beaucoup de difficulté à encaisser le coup. »

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Laura, qui avait 39 ans à ce moment, avait commencé à préparer des plans de cours et se réjouissait à l'idée de retrouver les élèves de l'école Hillcrest School, mais le retour au travail n'était soudainement plus une possibilité. La directrice bien-aimée se préparait soudainement pour le combat de sa vie.

Durant quatre mois, elle a subi des traitements de chimiothérapie tous les 21 jours à la Clinique d'oncologie Dr Sheldon H. Rubin de L'Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon. Entre nausées, douleur, fatigue et dysfonction cognitive causée par la chimiothérapie, Laura a su trouver chaleur et réconfort auprès de Tracey Firlotte, infirmière en oncologie, ainsi que d'autres membres du personnel. Le pharmacien de la clinique lui téléphonait de temps à autre pour voir comme elle allait et son oncologiste, le Dr Mohammed Harb, trouvait toujours du temps pour elle et l'encourageait à continuer de profiter de la vie.

« Je pense que ces gens-là aiment leur travail », soutient Laura. « Mon expérience à la clinique a été excellente. Tracey est d'une bonté incroyable. Tout le monde m'a traitée aux petits oignons. Les infirmières dans les salles de traitement de chimiothérapie ont été exceptionnelles. »

Cette admiration est réciproque. Durant les mois qu'a duré sa chimiothérapie, Laura a aussi marqué les employés de la clinique.

« Dès le début, Laura a toujours eu une attitude positive. Elle prenait les choses un jour à la fois et ne se laissait pas abattre », souligne Tracey. « Sa force et son attitude proactive par rapport à ses traitements nous impressionnaient. »

Laura5

Quand le mois de juin est arrivé, la chimiothérapie avait aidé à faire rapetisser la tumeur. Néanmoins, Laura a dû se résoudre au fait que la chirurgie était inévitable. Elle aurait pu opter pour une mastectomie simple, mais elle a décidé de subir une double mastectomie afin de réduire les risques de récurrence du cancer. Le matin du 6 juillet, elle est arrivée à L'Hôpital de Moncton pour l'opération.

« Je n'avais jamais subi de chirurgie de ma vie », explique-t-elle. « J'ai serré les dents et je me suis dit que ce moment était la clé de mon avenir, que cette chirurgie était le pari à prendre pour oser rêver d'un bel avenir. »

Le rétablissement à la maison a présenté son lot d'angoisse. Le lendemain de la chirurgie, Laura s'est évanouie pendant qu'elle était assise dans un fauteuil inclinable. Pendant trois semaines, il lui était interdit de soulever son fils, Parker, un petit blond avec une fossette au menton. Il fallait aussi drainer le site de la chirurgie régulièrement. À travers toutes ces étapes, elle a pu compter sur le soutien inconditionnel de sa mère, une infirmière à la retraite qui a travaillé 38 ans à L'Hôpital de Moncton.

« Elle a pris le temps de comprendre les médicaments qu'on m'administrait, de porter attention aux effets secondaires et de s'occuper de moi quand ça n'allait pas bien », explique Laura. « Dans les moments plus difficiles, elle a emménagé chez moi et a pris soin de moi jour et nuit. Ma mère a donné beaucoup de son temps et de son énergie pour m'accompagner à chaque étape du processus. Je n'y serais pas arrivée sans elle. »

Dès le jour où elle a reçu son diagnostic, Laura s'est sentie appuyée par tout son entourage. Une amie lui a dit : « Les bonnes gens s'attirent de bons entourages. » Ses parents ainsi que ses beaux-parents l'ont aidée à prendre soin de son fils. Ses voisins passaient voir comment elle allait, en profitant bien souvent pour lui apporter des petits plats faits maison et des pâtisseries. Ses amies passaient la voir à la maison et l'invitaient parfois à souper au restaurant. Grâce à ce soutien continuel, Laura n'a pas eu à composer avec la douloureuse expérience de vivre cette souffrance seule.

« Je peux maintenant comprendre à quel point la présence de la communauté est cruciale lorsqu'on souffre d'une maladie grave », explique-t-elle. « Je me suis sentie bien et soutenue tout au long de mes traitements en grande partie grâce à une équipe très collaborative et unie qui a pris soin de tous les aspects de mon bien-être. Tout le monde s'est assuré que j'allais bien, et je crois que c'est très important. »

L'une des principales sources de soutien de Laura a été Jennifer Carey, sa grande amie depuis plus de 20 ans, qui est technologue en radiologie à L'Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon.

« J'ai pu l'aider à se retrouver dans le système de santé », note Jennifer. « Quand elle venait au service d'imagerie diagnostique pour des examens radiographiques ou des mammographies, je pouvais m'asseoir avec elle, répondre à ses questions au sujet de l'intervention et la rassurer. Ce fut un privilège pour moi d'être là pour elle. »

Parfois, les deux amies s'assoyaient devant la télé chez Laura, sirotaient du champagne et discutaient de la vie. Jennifer décrit Laura comme une personne aimante, authentique et dotée d'un cœur immense.

« Quiconque reçoit un diagnostic de cancer et se soumet aux traitements qui suivent aura des journées difficiles », soutient Jennifer. « Pourtant, Laura sortait du lit tous les matins et elle faisait preuve de résilience et de persévérance. Quand je la vois aller, je suis vraiment impressionnée par sa force de caractère et son honnêteté par rapport à la situation. »

Une partie de cette honnêteté avait trait à la signification de ce diagnostic de cancer du sein pour l'avenir de son jeune fils. En le voyant entouré d'autant de gens aimants, Laura en est venue à une belle conclusion.

« Je savais que peu importe ce qui allait m'arriver, il avait cette belle famille qui l'aimait », explique-t-elle, des trémolos dans la voix. « Ç'a été un moment précieux que de prendre du recul, de regarder où j'en étais dans la vie et de savoir que peu importe ce qui arriverait, mon entourage serait là pour lui. Cette prise de conscience m'a fait grand bien. »

Même si moins d'un an s'est écoulé depuis son diagnostic, Laura aide déjà d'autres personnes qui sont atteintes d'un cancer. Au printemps, elle a fait couler des larmes en racontant son histoire à la foule rassemblée au coup d'envoi de la randonnée à vélo annuelle des médecins du Nouveau-Brunswick pour appuyer la lutte contre le cancer. Elle espère aussi pouvoir faire du bénévolat avec la Société canadienne du cancer. De plus, elle parle en privé avec d'autres femmes qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein et les encourage à continuer de vivre aussi normalement que possible.

« Je leur dis qu'elles ne sont pas que des patientes », explique Laura. « Elles sont des mères, des amies, des sœurs, et elles doivent s'accrocher à ces rôles. Elles doivent s'accrocher à une petite partie de qui elles sont et ne pas laisser la maladie les dévorer. La maladie peut tout nous prendre si on la laisse faire, mais moi, j'ai décidé que ça n'allait pas se passer ainsi. »

Laura3HOLLYHOWEphotography

Le 23 août, seulement sept semaines après sa chirurgie, Laura a célébré son 40e anniversaire en organisant une grosse fête au vignoble Magnetic Hill Winery. Des roses couleurs d'ivoire, des petits gâteaux décorés de serpentins de glaçage rose, une centaine de parents et amis, un petit garçon heureux et une tonne d'amour emplissaient la pièce. Pour Laura, cette soirée était sa façon de dire merci.

« J'ai dit à toutes les personnes présentes à quel point je m'étais sentie aimée de chacune d'elles », souligne Laura. « Ç'a été une année très difficile, mais je m'en suis bien sortie grâce au soutien de tous. Je suis tellement reconnaissante d'avoir ma famille et mes amis à mes côtés. Leur présence a véritablement changé ma vie. »

Après avoir soufflé ses bougies, Laura a poursuivi les festivités avec son entourage en or jusqu'aux petites heures du matin.

 



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