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Les chirurgiens néo-brunswickois sauvent des vies

Dr Sohrab Lutchmedial, cardiologue interventionnel et directeur médical, Initiative de recherche du Centre cardiaque du Nouveau-Brunswick

Alyre Cormier n'avait que 22 ans lorsque son père a subi une insuffisance cardiaque grave. Son aorte, artère principale naissant du cœur, a flanché, et il a dû subir une chirurgie d'urgence au Centre cardiaque du Nouveau-Brunswick.

Il a survécu, mais les médecins du Centre cardiaque ont reconnu que son problème pouvait être héréditaire. Ils ont donc demandé à tous les membres de sa famille de subir des tests de dépistage. Lorsqu'on a examiné Alyre, on a découvert que son aorte avait faibli et gonflé de deux fois sa taille normale - ce qui mettait sa vie en danger. Il a dû subir une chirurgie, même s'il était jeune et qu'il se sentait très bien. Les médecins ont déterminé qu'il avait besoin d'une chirurgie au cours des 12 mois suivants.
« J'ai subi une chirurgie environ un an après mon diagnostic », de dire Alyre. « Il s'agissait d'une chirurgie à cœur ouvert afin de remplacer l'aorte. »

Maintenant, un an après la chirurgie, Alyre vante les soins qu'il a reçus du Dr Rand Forgie, chirurgien cardiaque, et du personnel du Centre cardiaque.

« Ils ont pris grand soin de moi », ajoute Alyre, qui habite à Scoudouc, juste à l'extérieur de Moncton. « J'étais content de pouvoir demeurer dans la province. »

Heart Valve

Les chirurgiens cardiaques du Centre cardiaque aiment bien l'histoire d'Alyre, bien qu'elle ne soit pas rare. Environ 750 chirurgies à cœur ouvert sont effectuées chaque année. Avant l'ouverture du centre, en 1991, les patients qui devaient subir ce type de chirurgie devaient y passer un long séjour dans une autre province.

Le Dr Marc Pelletier, chef du Service de chirurgie cardiaque et l'un des quatre chirurgiens au Centre cardiaque, a signalé que l'un des principaux objectifs du Centre était de ramener ces patients au Nouveau-Brunswick et de les traiter ici.

Le Centre cardiaque a grandi, et de nouvelles interventions ont été introduites. Bien que le Dr Pelletier indique qu'il ne soit pas possible d'effectuer toutes les interventions au Centre (ex. : on ne fait pas de greffes), la plupart des chirurgies nécessaires y sont pratiquées.

La chirurgie la plus courante est le pontage aortocoronarien, qui consiste à utiliser les veines d'une autre partie du corps pour contourner une artère obstruée ou rétrécie. « Cette technique représente de 60 à 70 pour 100 de nos chirurgies », indique le Dr Pelletier.

Les chirurgiens cardiaques au Centre cardiaque effectuent également des chirurgies ou des remplacements valvulaires pour traiter les valvules cardiaques qui faiblissent. De plus, ils font des chirurgies pour traiter les anévrismes de l'aorte, comme dans le cas d'Alyre.

Bien que de nombreuses interventions soient effectuées à cœur ouvert, l'équipe du Dr Pelletier a introduit des interventions à effraction minimale afin de raccourcir le temps de récupération et de réduire les risques pour les patients.

Récemment, l'équipe a commencé à utiliser la technique d'implantation de valves aortiques par voie transcathéter, qui est effectuée conjointement avec la cardiologie interventionnelle. Cette technique consiste à insérer une valve artificielle au cœur par l'entremise d'un cathéter. Cette intervention laisse seulement une petite cicatrice et permet d'éviter la chirurgie à cœur ouvert.

Depuis son embauche en 2009, le D Ansar Hassan, chirurgien cardiaque et chercheur, a introduit la chirurgie à effraction minimale de la valvule mitrale, effectuée par l'entremise d'une petite incision à la poitrine.

Le Centre cardiaque est également actif dans la recherche en chirurgie cardiaque. Le Dr Craig Brown effectue de huit à 10 essais cliniques en tout moment, contribuant ainsi à l'ensemble des connaissances afin de déterminer les meilleures interventions possible pour les patients.

« Le Centre cardiaque connaît actuellement une période de croissance et, comparativement à bien d'autres centres dans l'ensemble du pays, cette croissance est très positive. », signale le Dr Pelletier. Il ajoute qu'il a vu beaucoup d'améliorations au cours des cinq dernières années depuis son entrée en fonction comme chef, et il s'attend à en voir d'autres au cours des mois et des années à venir.

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